La bombe humaine !

Et si Sarkozy s’était inspiré de Human Bomb pour sa carrière politique? Sa rencontre avec Érick Schmitt a permis au jeune maire de devenir le super héros de Neuilly sur Seine, dernier rempart des élites face à ces hordes de désespérés broyés par le système. Mais ce face à face l’a surtout inspiré : il s’est certainement vu comme un martyr, menant l’ultime charge du pouvoir économique contre le pouvoir politique en se faisant exploser dans sa fonction présidentielle pour la laisser en ruine. Après lui, plus jamais les français n’accorderont de crédit à ses dirigeants politiques. Il y en a marre du suffrage universel!

François Hollande est d’accord avec lui… quand les français on dit « Non » au dernier référendum européen, lui aussi jugeait que le peuple s’était trompé. C’est vrai quoi! Les politiques ne sont plus là pour être nos représentants, mais nos guides! Alors Nicolas se sacrifie. Au fond il est probablement sympa, mais il s’est fixé un objectif et comme il est du genre accrocheur il ne recule devant rien. C’est dur, même Carla se demande s’il tiendra ce rythme un deuxième mandat mais comme tout bon héros sacrificiel, Sarkozy serre les dents en tenant fermement son détonateur et souhaite que sa dévotion permettra au système libéral de finalement triompher.

Bien sûr c’est un sacrifice mesuré. En bon combattant méritant, le kamikaze sortira encore fumant des vestiges de la république, pour se forger un nouveau rôle dans la société qu’il aura permis de bâtir.

 

Création & Internet

La loi hadopi, ou Création & Internet, n’a en fait rien à voir avec la création, l’art ou l’inventivité, mais s’intéresse plutôt à la « possession ». Et c’est bien pour ça que l’art intéresse nos politiques et les maisons de disque (au passage saluons ce coup de maître du lobby des discaires). Mais pour que l’art puisse être monnayé, et donc qu’il se révèle un investissement juteux, il faut qu’il appartienne à quelqu’un et non à tous.

« Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne­­ ». C’est George Orwell qui nous l’affirme dans son fameux 1984. Moi qui pensait acheter un film, un album, un roman, me voilà simplement l’heureux possesseur d’un bout de carton ou de plastique. Car en fait, Sarcifal, tu peux oublier ta générosité : interdit de prêter tes DVD ou tes CD, ou même encore le dernier morceau téléchargé légalement sur iTune, même à tes meilleurs pôtes. Tu ne peux les utiliser que dans le cadre familial, et parfois même sur un nombre de supports limité. Bref, quand tu dépenses tes 20€ pour le dernier album des Pussycat Dolls (si, si je suis sûr que tu adores), c’est en fait simplement pour un bout de carton et de plastique à 1.50€ que tu ouvres ton porte-monnaie. Par bonté d’âme, la maison de disque a bien voulu aouter quelques données numériques musicales sur le dit bout de plastique. Heureux homme…

Et le peuple ne reconnait même pas cette bienveillance des majors de la musique et du cinéma : les fourbes décident même de pirater le dernier film avec Pierre Arditti (les pauvres) sur une musique de Pascal Obispo (mais qui donc pirate ça ?!). Bref, heureusement que le pouvoir veille et rectifie les mauvaises habitudes du peuple. Hadopi est bientôt là (ou pas ? Merci l’Europe). Si tu n’es pas content, si tu te rebelles, on te coupera le sifflet et ton employeur (qui parle de collusion des pouvoirs ?) aura bien à coeur de te virer illico presto, sale resquilleur !

Big Brother…

Hier j’ai mangé des pâtes. Enfin, non, mais j’aurais pu. Bref. Comme la plupart je me pose tout un paquet de questions sur la direction que nous prenons. Parfois cela m’inquiète. D’autres fois, je me dis que je pourrais toujours prendre la tangente, si ça tourne vraiment mal. Pourquoi ça tournerait mal ? Aucune raison, tout va bien. Je suis parano. Mais parfois quand même je me demande. Je sais, je brasse de l’air. Entrons dans le vif du sujet.

Premier point chronologique. Ce que certains appellent Hadopi, soit la loi internet et création. J’ai dû rater une étape dans la longue théorie de l’évolution. Quelle est l’intention dans cette loi ? Préserver la création ? Mais alors, avant la société de consommation, pas de création ? Les artistes ont besoin de savoir « qu’ils vont gagner des millions »© pour produire des films ? Mais alors question suivante : qu’est ce que l’art ? Est-ce que celui qui crée est le propriétaire de son œuvre ? Donc le premier type qui a joué du tambour sur une peau de bête, je suppose que ce fût un tambour ou quelque chose qui s’en approche, devrait percevoir des droits pour avoir inventé la musique ? Je m’en vais « copyrighter » mon subconscient alors, parce que des idées débiles j’en ai pleins. D’ailleurs je suis certain que Lucas m’en a piquées deux ou trois. Enfin bon.

Je me pose une question : n’ai je pas le droit d’enregistrer ma radio, lorsqu’elle émet ses précieuses ondes sonores ? Au risque de paraitre complètement idiot, ce qui ne me dérange pas complètement, en fait, qui est le propriétaire des molécules d’air qui sont dans mon appartement ? Vais-je un jour payer une taxe là dessus ? D’autant que, par ailleurs ces mêmes molécules, sont paraît-il, saturées d’ondes, en tout genre, qui peuvent porter atteinte à une partie cryptique de mon cortex cérébral. Du coup, cela induirait, que je suis censé payer quelque chose qui me porte atteinte.

Enfin si j’achète un film ou une série en DVD, enfin en Blueray, c’est un investissement culturel plus rentable parait-il, qui m’empêche de le prêter ou de le faire visionner à mes amis pauvres ? J’ai beaucoup d’amis et j’ai le droit de le faire dans le cadre privé, je crois. Où est la différence entre cela et un protocole Peer to Peer. Peer to Peer : de particulier à particulier, il me semble. Cela voudrait dire que je n’ai plus le droit de prêter ma voiture qu’à des amis. Donc du coup, j’ai une idée à proposer ! Il faut contrôler que les gens ne s’inventent pas des amis. Il faudrait créer le FRAP, fichier de référencement des amis particuliers. Sinon c’est trop simple : je m’achète un CD, je m’invente des amis et je prête mon CD, non mon blueray, à tout le monde. « Là c’est le drame » ©. Un artiste qui voit ses revenus s’envoler en fumé. Du coup il ne peut plus vivre, plus produire, plus manger, plus dormir. J’en ai les larmes aux yeux en pensant à Pierre Jolivet ruiné par ma faute. Enfin bref.

Quand je pense à tout ça, ça me fait marrer, parce que, en quelque sorte, des artistes j’en ai deux ou trois dans mon environnement proche. Et ceux là ne se sont jamais plaints des téléchargements. Certains d’entre eux sont même de vilains pirates ! Horrible. Il y en aurait même qui iraient jusque dire, que le fait d’écouter des sons nouveaux, partager des séries ou des films, stimulerait l’imaginaire de tous et enrichirait l’ensemble. Mais bon pour ça il faudrait aller jusqu’à admettre que l’art et la culture c’est un travail collectif. Je ne vais pas aller jusque là. Pas envie des m’attirer des ennuis avec des grands noms de la musique française.

Une autre idée qui m’est venue. Je m’engage à ne télécharger aucune œuvre française indigne de ce nom. Je ne téléchargerai, que des œuvres musicalement, abouties. De même pour les séries et les films, aucun film français je ne m’infuserai avant qu’il ne passe sur les chaines de télévisions nationales, ce qui, au passage, justifiera le paiement de ma redevance. De toute façon, ça tombe fichtrement bien, car je ne n’en ai jamais eu l’intention !

© Expression copyrightée.

L’anti-connerisme !

La marée verte. Cool, de la nature, de la vie, et Eva Joly. Bon j’avoue j’ai voté vert. Je ne sais même pas trop pourquoi, en fait. J’aime bien Saint-Etienne. Puis la nature c’est important. Avec le réchauffement climatique, les portables, les réserves d’eau qui s’épuisent, les impôts qui approchent, la forêt amazonienne qui déboise, les tests atomiques, le piratage. Il faut agir !

Cohn-Bendit respect mon frère. Peace and love, every where. Battons-nous main dans la main contre ceux qui veulent nous priver de nos droits fondamentaux. Télécharger, fumer des plantes relaxantes, regarder la nouvelle star, manger du maïs transgénique, voter à droite. J’ai pas compris comment l’Ump a bien pu faire un score aussi haut. Il y a des manifs toutes les semaines, que j’arrive plus à sortir de mon parking le samedi. Ca veut bien dire que les gens ne sont pas contents quand même. Hé bien, apparemment, ils ne sont pas assez pas contents pour aller le dire dans l’un des seuls endroits ou ça sert vaguement à quelque chose de le dire. Parfois, j’ai l’impression d’être un utopiste. Je crois dur comme fer qu’un jour tout le monde va finir par s’aimer. Mais en fait, je ne dois pas être le seul ou en tout cas pas le pire. D’après ce que j’ai cru comprendre, les gens ne sont pas allés voter aux élections européennes. Ils attendent quoi ? Un homme politique honnête, intègre, désintéressé ? On va attendre sacrément longtemps qu’ils votent alors. Moi j’ai toujours voté, avec la loi du moins pire en tête.

La loi du moins pire c’est : « ils ont tous lu Machiavel votons pour celui qui s’en souviendra le moins bien ou qui osera le moins le montrer ».

Y a quand même un truc dans cette affaire. Le cas Dieudonné. C’est quoi sa liste ? Pas capté. Le mouvement antisionisme ? Mais ça veut dire quoi en fait ? Parce que moi tout ce que j’ai vu de son attitude c’est qu’il s’inspire de certaines des pires heures de notre histoire. Et il espère faire quoi avec cet angle politique ? Je ne peux pas me dire qu’il est sérieux. Un beau jour il va enlever son masque et dire : « bonne blague, non ? Vous avez vu comme on peut aller loin dans la, disons, bêtise humaine ! ». Le seul hic dans cette théorie c’est que ça ne vient pas. Il continue. Et c’est vrai que le fait qu’il récolte des voix, ça fait peur. Peur de savoir que peut-être certains n’ont pas tiré les leçons de l’histoire.

En même temps je n’arrive pas à m’inquiéter, je me dis toujours que ce n’est pas possible d’être aussi, disons, bête. Mais, en fait je crois que je suis vraiment un naïf. Y a pas de limite de ce côté-là.