Hier j’ai mangé des pâtes. Enfin, non, mais j’aurais pu. Bref. Comme la plupart je me pose tout un paquet de questions sur la direction que nous prenons. Parfois cela m’inquiète. D’autres fois, je me dis que je pourrais toujours prendre la tangente, si ça tourne vraiment mal. Pourquoi ça tournerait mal ? Aucune raison, tout va bien. Je suis parano. Mais parfois quand même je me demande. Je sais, je brasse de l’air. Entrons dans le vif du sujet.
Premier point chronologique. Ce que certains appellent Hadopi, soit la loi internet et création. J’ai dû rater une étape dans la longue théorie de l’évolution. Quelle est l’intention dans cette loi ? Préserver la création ? Mais alors, avant la société de consommation, pas de création ? Les artistes ont besoin de savoir « qu’ils vont gagner des millions »© pour produire des films ? Mais alors question suivante : qu’est ce que l’art ? Est-ce que celui qui crée est le propriétaire de son œuvre ? Donc le premier type qui a joué du tambour sur une peau de bête, je suppose que ce fût un tambour ou quelque chose qui s’en approche, devrait percevoir des droits pour avoir inventé la musique ? Je m’en vais « copyrighter » mon subconscient alors, parce que des idées débiles j’en ai pleins. D’ailleurs je suis certain que Lucas m’en a piquées deux ou trois. Enfin bon.
Je me pose une question : n’ai je pas le droit d’enregistrer ma radio, lorsqu’elle émet ses précieuses ondes sonores ? Au risque de paraitre complètement idiot, ce qui ne me dérange pas complètement, en fait, qui est le propriétaire des molécules d’air qui sont dans mon appartement ? Vais-je un jour payer une taxe là dessus ? D’autant que, par ailleurs ces mêmes molécules, sont paraît-il, saturées d’ondes, en tout genre, qui peuvent porter atteinte à une partie cryptique de mon cortex cérébral. Du coup, cela induirait, que je suis censé payer quelque chose qui me porte atteinte.
Enfin si j’achète un film ou une série en DVD, enfin en Blueray, c’est un investissement culturel plus rentable parait-il, qui m’empêche de le prêter ou de le faire visionner à mes amis pauvres ? J’ai beaucoup d’amis et j’ai le droit de le faire dans le cadre privé, je crois. Où est la différence entre cela et un protocole Peer to Peer. Peer to Peer : de particulier à particulier, il me semble. Cela voudrait dire que je n’ai plus le droit de prêter ma voiture qu’à des amis. Donc du coup, j’ai une idée à proposer ! Il faut contrôler que les gens ne s’inventent pas des amis. Il faudrait créer le FRAP, fichier de référencement des amis particuliers. Sinon c’est trop simple : je m’achète un CD, je m’invente des amis et je prête mon CD, non mon blueray, à tout le monde. « Là c’est le drame » ©. Un artiste qui voit ses revenus s’envoler en fumé. Du coup il ne peut plus vivre, plus produire, plus manger, plus dormir. J’en ai les larmes aux yeux en pensant à Pierre Jolivet ruiné par ma faute. Enfin bref.
Quand je pense à tout ça, ça me fait marrer, parce que, en quelque sorte, des artistes j’en ai deux ou trois dans mon environnement proche. Et ceux là ne se sont jamais plaints des téléchargements. Certains d’entre eux sont même de vilains pirates ! Horrible. Il y en aurait même qui iraient jusque dire, que le fait d’écouter des sons nouveaux, partager des séries ou des films, stimulerait l’imaginaire de tous et enrichirait l’ensemble. Mais bon pour ça il faudrait aller jusqu’à admettre que l’art et la culture c’est un travail collectif. Je ne vais pas aller jusque là. Pas envie des m’attirer des ennuis avec des grands noms de la musique française.
Une autre idée qui m’est venue. Je m’engage à ne télécharger aucune œuvre française indigne de ce nom. Je ne téléchargerai, que des œuvres musicalement, abouties. De même pour les séries et les films, aucun film français je ne m’infuserai avant qu’il ne passe sur les chaines de télévisions nationales, ce qui, au passage, justifiera le paiement de ma redevance. De toute façon, ça tombe fichtrement bien, car je ne n’en ai jamais eu l’intention !
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